Il parcourt plus de 3 000 km sans refaire le plein : son histoire bluffe

Plus de 3 000 kilomètres sans passer à la pompe ? Guillaume l’a fait ! Et son histoire est tout sauf banale… Voici comment un trentenaire normand, informaticien de son état, a réussi à bluffer tout son entourage avec sa Toyota Prius hybride rechargeable de cinquième génération.

Le déclic : famille qui s’agrandit et carburant qui flambe

Avant la Prius, Guillaume a roulé en Smart Fortwo, puis migré vers un Toyota C-HR en 2019, histoire d’accueillir les rêves d’élargir la famille. Rapidement, l’habitacle du C-HR apparaît trop juste. Mais l’envie de changer n’est pas qu’une question de poussette à caser : « C’est aussi pour un motif financier, avec le prix de l’essence qui ne fera qu’augmenter. J’avais une consommation de l’ordre de 5 litres aux 100 kilomètres avec le C-HR. J’ai appris que la nouvelle Prius allait sortir et lui ai trouvé un look sympa. »

Au début, l’annonce de son achat fait tiquer : le nom Prius traîne encore quelques vieux clichés. « On m’a parfois regardé de travers quand j’ai dit que j’avais acheté une Toyota Prius hybride rechargeable. Mais quand ces personnes ont vu à quoi elle ressemble dans sa nouvelle génération, ce n’était plus la même chose. C’est la première fois que j’ai une voiture qui sort à ce point de l’ordinaire. »

Des perfs et de l’autonomie : la Prius ne fait pas dans la demi-mesure

Ses collègues, désormais convaincus, apprécient particulièrement la bête : « Ceux que j’embarque avec moi pour aller déjeuner l’apprécient beaucoup. Avec ses 220 chevaux de puissance cumulée, elle a bien plus de répondant que les modèles classiques. C’est comme une sportive. Elle peut abattre le 0 à 100 km/h en 6,8 secondes. »

  • Moteur 4 cylindres 2 litres essence (152 ch, 190 Nm)
  • Moteur électrique 163 ch (208 Nm)
  • Batterie 13,6 kWh

L’électrique donne le ton : « Avec la Toyota Prius, je peux parcourir entre 85 et 90 km en mode Eco l’été, mais seulement 55 à 60 km l’hiver », raconte Guillaume. Une performance à comparer avec les anciennes Peugeot iOn qui, malgré une batterie de 14,5 kWh, peinaient à atteindre 120 km d’autonomie.

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Côté conso, Toyota annonce 0,5 l/100 km. « Je souhaitais une basse consommation en carburant. Toyota la calcule avec les premiers 80 km réalisés en mode VE et le reste à l’essence. Je suis d’accord avec les explications de la marque. Qui fait plus de 80 km par jour pour son trajet aller-retour domicile-travail ? Est-ce que ça sert à quelque chose d’avoir une batterie plus grosse ? »

Jusqu’à Paris et retour sans stresser

Guillaume, 43 ans, n’a pas hésité longtemps entre sa Prius flambant neuve (septembre 2023) et une Tesla Model 3. « J’avais pensé à une Tesla Model 3. Son autonomie est de l’ordre de 350 km. C’est la distance pour aller de mon Cotentin à Paris. Mais je ne voulais pas m’arrêter pour recharger en cours de route et m’embêter avec la complexité des tarifs aux bornes. Avec ma Prius, j’ai 800 km d’autonomie. Je peux donc faire l’aller-retour sans avoir à m’arrêter pour faire le plein en énergie. »

Recharger la Prius ? Rien de plus simple : « Je la branche chaque soir sur une prise de courant classique, comme je le fais avec mon portable. La recharge me coûte aux heures creuses deux euros au grand maximum. Je suis en pavillon et la voiture dort dehors. Le plein prend six à sept heures. Ce n’est pas un problème quand je me branche chez moi, mais je trouve que c’est un peu long dans d’autres conditions. »

Et ces fameux 3 000 km réalisés sur un seul plein de 40 litres ? « Pour y arriver, il faut penser à recharger la batterie à chaque fois. On peut rouler en mode VE jusqu’à 130 km/h. Ce que je ne pouvais pas faire avec le C-HR. »

Hybride rechargeable : une solution (trop) méconnue et pourtant convaincante

Pour Guillaume, l’hybride rechargeable est « une solution très intéressante pour moins polluer et économiser sur la facture de carburant. L’Europe veut passer au 100 % électrique. Ce n’est pas une bonne idée. La plupart des automobilistes veulent 800 km après une recharge en comparaison avec leurs vieux diesels. Il faut changer les mentalités. » Dans son entourage, beaucoup peinent d’ailleurs à comprendre qu’on puisse recharger une Prius, et la curiosité est grande.

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Tout n’est pas rose : « Ce modèle les intéresse, mais pour eux, le prix est trop élevé. J’ai pu faire le gap assez facilement à partir de mon ancien Toyota C-HR toutes options. Ma Prius, en revanche, est un modèle d’entrée de gamme. » Quelques mesquineries d’équipement subsistent : rétro intérieur à l’ancienne, coffre un peu riquiqui (284 litres), pas de ligne rouge sur la malle arrière. Mais assez pour loger une poussette ou un sac de golf.

Des petits défauts connectés… et beaucoup de plaisirs de conduite

Ce qui titille Guillaume ? Le manque d’infos sur l’application smartphone : « Avec elle, il est par exemple possible de déverrouiller ou verrouiller les portes à distance. Je m’en sers souvent avant de partir à 8h05 pour emmener notre fils à l’école. J’ai demandé un déclenchement à 7h45 du dégivrage du pare-brise et de la lunette arrière ainsi qu’une température de 18°C. » Petit bémol : le tableau de bord s’illumine quand les fonctions programmées s’activent. « Dans la rue, en région parisienne, c’est pas discret du tout. »

Il lui reste à réussir le transfert d’itinéraires depuis son smartphone, un défi même pour l’informaticien chevronné qu’il est !

Côté assistances, l’enthousiasme est là : maintien dans la voie doux, surveillance des angles morts, régulateur adaptatif irréprochable… « Même en entrée de gamme, les assistances sont très développées. » Sa conjointe, elle, reste fidèle aux boîtes manuelles.

En conclusion : malgré deux ou trois couacs d’ergonomie, Guillaume savoure chaque trajet : « Le silence d’évolution en mode électrique, la présence de vrais boutons au tableau de bord et la qualité sonore perçue quand je téléphone avec le système de la voiture… C’est un réel plaisir pour moi d’être dans cette voiture. » Il suffit peut-être de recharger souvent, de sourire beaucoup et, comme Guillaume, de ne jamais se prendre pour un robot… même au volant d’une voiture ultra connectée !

Pierre est un passionné d’automobile et de moto depuis toujours. Il partage son expertise à travers des articles sur les dernières tendances, les essais et les innovations du secteur. Entre performance et plaisir de conduite, il fait vivre sa passion à chaque ligne.

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