Rouler sans batterie, mission impossible ? Pas pour Pi-Pop ! Dans le Loiret, la start-up STEE souffle un vent nouveau sur le vélo électrique en supprimant tout simplement… la batterie. Les experts restent ébahis : faisons le point sur cette innovation hexagonale qui fait tant parler, et autant sourire que râler.
Un vélo électrisant… sans batterie ?
À première vue, le Pi-Pop ressemble à n’importe quel VAE du marché : deux roues, un cadre, des pédales. Mais sa vraie différence se cache à l’intérieur. Au lieu d’une lourde et polluante batterie, il embarque des super-condensateurs. Leur atout ? Ils stockent l’énergie produite par le cycliste à chaque coup de pédale. L’électricité ainsi générée peut ensuite alimenter l’assistance, typiquement lors des côtes où l’effort se fait sentir. Résultat : plus besoin de brancher son vélo sur secteur, ni de s’inquiéter d’une recharge fastidieuse le soir venu.
Supercondensateurs : mode d’emploi et atouts
- Pas d’utilisation de terres rares ni d’éléments très polluants : un bon point pour la planète.
- Technologie verte : on récupère l’énergie habituellement perdue en pédalant.
- Assistance délivrée à la demande : à la montée, le vélo vous aide… mais sur le plat, c’est vos mollets la star !
- Autonomie illimitée en théorie, puisque le réservoir d’énergie se remplit pendant que vous roulez.
Le patron de l’entreprise, Adrien Lelièvre, assure dans la presse que le rendement du Pi-Pop est “excellent”. L’engin peut filer jusqu’à 25 km/h avec assistance, et se veut, détail important, recyclable en fin de vie.
Un vélo français, conçu localement (et vendu chez Boulanger…)
L’approche écologique va plus loin que la motorisation. Dès le départ, STEE a limité l’impact carbone lors de la fabrication : le premier lot de 20 vélos a été réalisé à partir de vélos du commerce reconditionnés. Pour la commercialisation, la jeune pousse monte en puissance : la deuxième fournée (100 exemplaires) s’est écoulée en un clin d’œil, vendue via les réseaux sociaux. Bientôt, une véritable ligne d’assemblage sortira de terre afin de fournir jusqu’à 1 000 vélos chaque année. Le vélo sera commercialisé en boutique, notamment chez Boulanger, au tarif de 1 995 euros.
Un concept qui divise : les avis (très) contrastés
- Certains saluent une “idée splendide”, enfin une avancée verte, française, sans dépendance au lithium, ni besoin de prise électrique. Les encouragements pleuvent : “Bravo !”.
- D’autres, au contraire, critiquent le surpoids (22 kg affichés), le coût élevé (presque 2 000 euros), et s’interrogent sur la réelle performance des super-condensateurs, jugés parfois trop limités pour les côtes et moins énergétiques que les batteries li-ion.
- Quelques utilisateurs soulignent que l’énergie ne tombe pas du ciel et que “l’assistance” provient, en vérité, de vos jambes : le vélo aide dans les moments durs, mais, en échange, il faudra un peu plus pousser sur les pédales sur le plat.
- Cependant, de vrais testeurs et possesseurs du Pi-Pop relèvent une ingénieuse gestion de l’effort : facile d’actionner ou neutraliser l’assistance par gâchette, vélo idéal pour un usage urbain ou semi-urbain. Pour les côtes de 10%, la technologie devra encore évoluer.
En somme, chaque tour de pédale déclenche le débat : les défenseurs du “Made in France” innovant se félicitent de pouvoir rouler propre, tandis que les sceptiques attendent de voir le Pi-Pop à l’épreuve du quotidien, notamment face au vent ou aux reliefs corsés.
À qui s’adresse le Pi-Pop ?
Voilà un concept qui ne laissera pas indifférent. Le Pi-Pop parle à ceux qui veulent :
- Oublier la recharge sur secteur et dire adieu à la batterie jetable.
- Rouler en ville ou en campagne douce, sans viser le Tourmalet dès le premier jour.
- Pousser un peu sur les mollets, tout en profitant d’un coup de pouce dans l’effort.
- Encourager la relocalisation de la fabrication française et la chasse aux polluants.
Mais il ne conviendra probablement pas à ceux qui cherchent un VAE ultraléger ou souhaitent gravir l’Alpe d’Huez sans transpirer…
Conclusion : le Pi-Pop intrigue, divise, enthousiasme ou agace, parfois tout à la fois ! Mais il ouvre une nouvelle voie dans l’écologie pratique sur deux roues. Pourquoi ne pas tenter un essai, à l’occasion ? Sûr que cela lancera la discussion… au bar ou sur les pistes cyclables.

Pierre est un passionné d’automobile et de moto depuis toujours. Il partage son expertise à travers des articles sur les dernières tendances, les essais et les innovations du secteur. Entre performance et plaisir de conduite, il fait vivre sa passion à chaque ligne.







